fbpx

Blog

Est-ce qu’il vous arrive de vous dire que vous avez trop de choses chez vous et que vous n’avez plus de place ? Les placards débordent de vêtements, les magazines trainent depuis des mois sous la table et votre placard de la salle de bain est plein de masques de beauté que vous n’utilisez pas mais bon, « on ne sait jamais »… Et quand il est temps de ranger ou de faire le ménage, c’est la corvée absolue !
Eh bien je connais cette sensation. A chaque fois que mon appartement atteint ce point de non-retour, je me sens débordée et découragée. Et j’ai horreur de perdre mon temps à tout remettre en ordre puisque quelques jours plus tard, il faut recommencer.
Enfin, c’est ce que je me disais avant que je découvre le minimalisme.

Qu’est ce que le minimalisme ?

La première fois, c’était lors d’un départ en voyage à sac-à-dos pour 3 mois en Asie. La galère! Moi qui avait toujours voyagé avec ma grande valise, mes multiples tenues (on ne sait jamais de quoi on va avoir besoin…) et mes masques de beauté (à quoi servent les vacances si ce n’est pas pour se chouchouter?!)… Eh bien croyez-le ou non, mais voyager pendant 15 semaines avec 4 t-shirts, 2 shorts, 1 robe, 1 paire de baskets et 1 paire de tongs a complètement changé mon point de vue. Quelle liberté je ressentais au quotidien de pouvoir ne pas me poser de question sur ma tenue et de me déplacer aisément! Finalement, les tenues et les masques ne me manquaient pas. Cette sensation était si positive que je suis rentrée en France avec une seule idée en tête : faire le tri dans ma garde-robe. J’ai alors mis en place une nouvelle habitude dans ma vie, le tri de vêtements 2 fois par an. Je donne ou revends tout ce que je n’ai pas porté depuis un an. Et, à chaque fois que j’achète un nouveau vêtement, j’en retire un de ma garde-robe.

Et puis, il y a quelques semaines, j’ai découvert le minimalisme par un podcast américain The Minimalists. Ils définissent ce principe comme le fait de vivre avec peu de choses (objets, vêtements, meubles…), consommer moins et de façon réfléchie et consacrer son temps et son argent à ce qui compte vraiment : les relations interpersonnelles et la création de valeur dans le travail et la vie personnelle.

Je dois dire qu’aborder ces idées alors que je m’apprête à déménager m’a encouragé à y prêter particulièrement attention.

Les bénéfices

Vivre avec moins ? Ok, mais pourquoi ? Quels bénéfices en tirer ? Après recherches et expérimentation, je vous assure que les bienfaits sont nombreux.
Le minimalisme est absolument génial pour gagner du temps. Moins de rangement, un ménage plus efficace, moins de choix pour s’habiller et donc des actions plus rapides pour des tâches qui ont peu de valeur ajoutée. Et quand on adopte le minimalisme à plus grande échelle, on est minimaliste jusqu’à son téléphone, on utilise moins d’applis et de réseaux sociaux. C’est encore plus de temps pour autre chose.
Et tout ce temps gagné, on en fait quoi ? On peut l’utiliser à se concentrer sur des activités à forte valeur ajoutée comme par exemple entretenir les habitudes qui nous rendent heureux ou passer du temps avec nos proches, dont je vous parle dans l’article Plus de bonheur : 5 outils efficaces.

Le minimalisme est une porte d’accès à plus de bonheur. On vit dans un espace personnel plus serein, moins pollué par le « trop plein ». Cette manifestation physique a un impact sur notre mental. On se sent libre, léger et dispos. Ca nous laisse de la place mentale et de l’énergie pour se focaliser sur autre chose. A nous ensuite de choisir comment utiliser ce temps.

Enfin, le minimalisme est un moyen de mieux gérer son argent et pourquoi pas d’épargner et d’investir. Finies les dépenses inutiles, chaque chose achetée en vaut la peine. C’est une façon de penser autrement l’achat en se demandant : vais-je l’utiliser ? Est-ce que dans un mois je serai encore satisfaite d’avoir fait cet achat ? Et dans un an ? Imaginez ce que vous pourriez faire de tout cet argent mis de côté…

J’aimerais essayer, par quoi commencer ?

Il y a différentes façons de s’y prendre. Personnellement j’ai commencé par les vêtements car c’est ce que je possédais en plus grand nombre. Il était facile de trouver des habits que je ne portais pas ou que je n’aimais plus. Vous pouvez faire pareil, choisir un pan de vos possessions et y appliquer ces principes : les objets de cuisine, les livres, les objets de décoration…
Aujourd’hui, je suis plus drastique car je n’ai pas le choix. Je passe d’un appartement de 110m2 à 63m2. Et mon nouveau chez moi ne peut pas accueillir toutes mes affaires. Alors, en ce moment j’expérimente ma version personnelle du minimalisme.

Je trie les objets dans mon appartement pièce par pièce. Chaque semaine je m’attèle à une nouvelle pièce et interroge chaque objet en me demandant s’il m’est utile. Si je ne l’ai pas utilisé depuis un an, je revends ou je donne. C’est radical ! On n’imagine pas le nombre de choses qu’on possède mais qu’on n’utilise jamais. Les choses que l’on garde « au cas où ».

Le tri le plus inattendu a été ma bibliothèque. Je n’aurais jamais pensé pouvoir me défaire de mes bouquins. Ils ont beau être sur mes étagères depuis des années et y prendre la poussière, ils n’en restent pas moins des totems. Les accumuler sur mes étagères me fait plaisir et me donne l’impression que je peux accéder à tout moment à la culture! Sauf qu’en fait, je ne les relis JAMAIS. Alors je me suis lancée, j’ai décidé de désacraliser mes livres chéris et de les trier comme tout autre objet. J’ai appliqué 3 questions à chacun d’entre eux : est-ce que j’ai lu ce livre ? Est-ce que je l’ai aimé ? Est-ce que j’ai envie de le relire ? Je n’ai gardé que les livres que je souhaite relire et ceux que je n’ai pas encore lu. Je m’apprête à vendre la moitié de ma bibliothèque et contre tout attente, je ne ressens pas de pincement au coeur! Et surtout, j’ai découvert il y a quelques mois la tablette de lecture : petite, légère, agréable à utiliser, c’est un outil minimaliste parfait.

Jusqu’à quel point être minimaliste ?

Alors certains d’entre-vous se demandent sans doute si le minimalisme signifie l’abandon des objets « sentimentaux » et des belles choses? En fait, c’est à vous de décider. Si ces objets vous rendent la vie plus belle parce qu’ils vous inspirent et que ça vous fait plaisir de les voir, alors pourquoi vous en débarrasser ?
En ce qui me concerne, je reste amoureuse des beaux objets et n’envisage pas un intérieur nu. Mais je les apprécie encore plus depuis que j’ai choisi de les garder au détriment d’autres qui me plaisaient moins que j’ai jeté ou revendu. Mon appartement est plus zen et moins rempli et cela a créé de l’espace non seulement dans mon intérieur mais aussi dans ma tête, j’ai gagné en disponibilité mentale.
Le minimalisme est multiple, à chacun de trouver la version qui lui convient. C’est une étape vers plus de bonheur, de temps et d’argent. Vous n’y croyez pas ? Essayez, vous verrez !

Le défi des 10 jours

Si vous voulez aborder ce concept d’une façon progressive et amusante avec moi, essayez le défi des 10 jours (ma version minimaliste du défi des 30 jours de The Minimalists). Cela consiste à se séparer d’un objet au jour 1, de 2 objets au jour 2 et ainsi de suite jusqu’à 10 objets au jour 10, soit un total de 55 objets à l’issue des 10 jours. Vêtements, livres, objets de déco, de cuisine, gadgets électroniques, tous types d’objets que vous avez chez vous. Vous pouvez les vendre, les donner ou, à défaut, les jeter. J’ai choisi Craigslist et Le Bon Coin pour m’aider!
Que diriez-vous d’essayer ensemble? Je n’ai pas encore relevé ce défi et je m’y mets demain. Et vous?
Rendez-vous sur Facebook pour partager notre expérience du défi des 10 jours.

Comments

COMMENTER: