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La semaine dernière, dans le premier article de notre série sur le temps, j’évoquais les raisons pour lesquelles nous avons l’impression de manquer de temps.
L’autre jour, j’ai eu un échange intéressant à ce sujet avec l’une de mes amies. Elle m’a avoué ne pas avoir eu le temps de faire les exercices de développement personnel que je lui suggère parce qu’elle « doit » travailler tard et « qu’il faut » qu’elle gère la maison et sa famille. Elle s’est plainte de son emploi du temps surchargé qu’elle dit ne pas maîtriser. Et en même temps a admis sa frustration de ne pas passer plus de temps à son développement personnel.
J’ai trouvé cet exemple tout à fait adapté à notre sujet du jour : choisir ses priorités. On a tous au moins une fois accusé les circonstances pour justifier de ne pas pouvoir faire quelque chose. Et en se mettant dans cette position, on s’est déresponsabilisé, on a donné 100% de la responsabilité de nos actions à quelqu’un d’autre que nous-même. 

Pourquoi subir quand on peut choisir ?

Et si je vous disais que vous n’êtes obligée à rien? Au placard les « je dois » et les « il faut que ». Et si on disait plutôt « je choisis de »?
Parce qu’au fond, nous sommes libres de choisir à tout moment de faire ou de ne pas faire et de prioriser. On a bien trop souvent l’habitude d’accuser les circonstances, la société ou les autres de notre manque de temps.
J’étais moi-même et suis encore parfois une spécialiste en ce domaine!
Il n’y a pas si longtemps que ça, j’avais des difficultés a gérer ma charge de travail combinée a mon rôle de maman. D’un côté, je pensais qu’il « fallait » que j’aille au travail très tôt le matin pour assurer mes responsabilités. De l’autre je culpabilisais de ne pas être a la maison pour m’occuper de mes enfants. En resumé, j’avais le sentiment de subir ce partage du temps.

Et puis, à force de coaching, j’ai réalisé qu’en fait je ne subissais pas. Je choisissais de façon non assumée de faire passer ma carrière avant ma famille a cette période-là. J’aurais pu faire autrement, passer moins de temps au bureau, et donc peut-être obtenir de moins bons résultats dans ma carrière et être plus présente avec mes enfants. Mais ma priorité sur le moment était différente.

Le fait de le réaliser a changé ma façon de voir les choses. En devenant consciente de ce choix, j’ai accepté les conséquences qui en découlaient car c’était ma décision. Je bossais beaucoup et c’était parfois fatiguant mais je trouvais cela gratifiant. Et je passais peu de temps avec mes enfants mais quand j’étais avec eux, j’étais là à 100% et je cessais de me flageller de ne pas être la super maman qu’on imagine présente à tous les instants.
Quoiqu’on en dise, nous sommes les principales responsables de la façon dont on passe notre temps. Et il n’appartient qu’à nous de le gérer différemment si on le souhaite. Evidemment, cela implique que chaque choix a des conséquences différentes et produit donc des résultats différents dans notre vie. Mais être consciente et assumer ses choix c’est vivre sa vie pleinement plutôt que la vivre « par défaut ».

Important ou Urgent ?

Cela semble évident sur le papier mais pas dans la vraie vie me diront certaines. Car il y a tout un tas de choses à faire, choisies ou non. Pour gérer son temps plus sereinement, Stephen Covey propose de différencier l’important de l’urgent. Le brillant auteur des 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent explique bien cette distinction.

« Ce qui est urgent requiert une attention immédiate. Les affaires urgentes nous contraignent à agir mais elles ne possèdent très souvent qu’une importance minime. » Ce sont nos mails qui défilent, notre téléphone qui sonne, le linge à étendre… Ces choses qu’on fait toute affaire cessante même si elles ne sont pas d’une réelle importance à nos yeux. Elles prennent du temps, on a l’impression d’avancer et de rayer une des lignes de notre “To Do” mais au fond elles ne nous apportent pas grand chose de constructif.
A l’inverse, « l’important » est lié à nos résultats. Selon lui, « si une action nous apparait comme importante, c’est qu’elle contribue à défendre nos valeurs et nos objectifs prioritaires. » Or souvent, ce qui est important est aussi plus exigent et requiert de nous plus “d’initiative et de proactivité”. C’est pourquoi on a parfois tendance à le remettre à plus tard. C’est par exemple l’achat d’un bien immobilier, la création d’une entreprise, le temps qualitatif passé en famille, etc.

Définir ses priorités

Pour être maîtresse de votre temps, la clef est de savoir quelles sont vos priorités. Savez-vous ce qui est le plus important pour vous ? Votre travail ? Votre famille ? Votre santé ? Votre relation amoureuse ? Vos finances ? Votre vie spirituelle ?…
En être consciente me paraît essentiel pour vivre heureuse. Il est tellement plus aisé de prendre des décisions et d’assumer ses choix et son agenda quand on se concentre sur ce qui nous semble important.
C’est moins de frustration puisque notre temps est consciemment utilisé pour le plus important. Il est plus facile de dire non si on garde nos priorités dans notre viseur. Quand on n’a pas le temps de tout faire, on sait ce qui prime. Et c’est aussi plus d’énergie et moins de fatigue car on se concentre sur ce qui nous anime et nous passionne.
Les priorités peuvent varier selon les moments. Si vous regardez en arrière vous constaterez que vous n’avez pas toujours eu les mêmes priorités étant adolescente, jeune adulte et maintenant. Et même d’une année à l’autre ces priorités peuvent changer. Parfois, on souhaite être très présente pour sa famille. D’autrefois c’est notre santé qui prime, l’envie de faire du sport, de manger sainement par exemple. Et vous, savez-vous quelles sont vos priorités?

JE VEUX ESSAYER, PAR OÙ COMMENCER ?

Cette semaine, le premier petit pas que je vous propose est de définir vos 3 priorités. Quelles sont les 3 choses les plus importantes pour vous en ce moment? Prenez une feuille, écrivez-les et affichez-les quelque part où vous pourrez les voir tous les jours pour vous souvenir de leur consacrer du temps. Ensuite, je vous suggère de relire votre carnet de temps et d’identifier le nombre d’heures que vous avez accordé la semaine dernière à vos priorités. 
En ce qui me concerne, ma priorité n°3 est ma santé. Et l’exercice du carnet de temps m’a aidé à réaliser que ces dernières semaines je n’ai pas consacré de temps à ma forme physique. Pas de sport, une alimentation sucrée et un peu trop de travail. Maintenant que j’en ai pris conscience, j’ai décidé de réajuster mon emploi du temps pour aller au yoga une fois par semaine, prévoir des repas équilibrés en semaine et limiter le nombre de soirées pendant lesquelles je travaille pour privilégier le repos.
Et vous, est-ce que vous consacrez du temps à ce qui est important pour vous? Est-ce que vous le faites passer avant le reste ? Si ce n’est pas le cas, qu’aimeriez-vous changer ?

BONJOUR

Je m'appelle Jenny.
Je suis life coach et maman de deux enfants.
J’accompagne les working mums à concilier
la carrière de leur rêve
et leur vie de famille avec sérénité et sans culpabilité.
Je vous aide à franchir les obstacles qui vous bloquent avec bienveillance.

Comments

  • Anna
    29 mars 2018

    Super idée la liste de priorités. Merci ma belle. Je m’y mets!

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