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Charlie, tu as 4 ans aujourd’hui. Joyeux anniversaire mon amour.

 

Quatre ans aussi que je suis maman. 

 

L’aventure la plus belle et la plus difficile qu’il m’ait été donnée de vivre. Une responsabilité que j’ai toujours prise à cœur et parfois un fardeau lourd à porter.

 

Je me souviens les premiers sourires qui me transportaient de bonheur, tes petites mains, tes minuscules pieds. Toi, recroquevillé contre moi, vulnérable, sans filtre et tout à moi.

 

Je me souviens aussi des cris et des pleurs qui me laissaient impuissante et épuisée. A 18h tu démarrais pour ne plus t’arrêter. Et moi je guettais l’arrivée de ton papa, car je n’y arrivais pas. Je voulais que ça cesse, je voulais me reposer. Je voulais que tu te recroquevilles sur moi sans bruit. Sur commande.

 

Je pensais – « c’est mon fils, mon amour, quelle chance j’ai d’être maman ». 

Je pensais aussi – « c’est trop dur, je n’en suis pas capable, je ne sais pas comment faire pour le calmer, je suis fatiguée. Pourquoi j’ai fait ça? J’étais si bien avant, c’était facile de n’avoir que moi à gérer ».

Puis, je me disais – « je ne suis pas là maman que je voulais être, ce n’est pas si naturel que je l’avais imaginé. Je ne suis pas assez patiente, je ne suis pas compréhensive, je ne suis pas douée ».

 

Je me sentais coupable parce que j’avais en moi l’image de la mère parfaite que je devais être. Douce, calme, apaisante. Et au lieu de ça quand je te berçais avec mon impatience contenue, tu hurlais de plus belle.

Il suffisait que ton papa prenne le relais pour que tu te calmes. Parce qu’il avait cette résilience face à la situation. Tes pleurs ne lui faisaient pas peur. Ne disaient rien de lui. Ne le remettaient pas en question. Il était ton papa parfait et c’est tout.

 

L’injonction à la perfection que je me suis imposée ne m’a pas aidé. Je n’ai pas été ma meilleure amie, mon soutien bienveillant, celui que j’aurais donné à mon amie, à ma soeur, à ma mère. J’étais envers moi plus dure qu’envers n’importe qui parce que je devais être la mère parfaite. Celle que je m’étais promis d’être.

 

Et puis le temps a passé.

Et puis j’ai appris, j’ai grandi avec toi Charlie.

J’ai appris à accepter ce que j’appelais « imperfections ». Mon impatience. Mon besoin de me retrouver seule parfois. Sans toi. Mon irritation quand tu pleurais, quand tu me réveillais la nuit. 

 

Et depuis, tout a changé. 

Les moments de joie se sont faits plus nombreux. 

Mon « imperfection » a commencé à me faire sourire – un sourire de bienveillance. 

Et aujourd’hui, j’aime la maman que je suis – imparfaite comme je suis.

Et tu me le rends tellement bien. 

 

Alors Charlie, joyeux anniversaire à nous. Et merci de cette aventure d’imperfection que nous vivons ensemble pour mon plus grand bonheur.

 

Ta maman qui t’aime.

BONJOUR

Je m'appelle Jenny.
Je suis life coach et maman de deux enfants.
J’accompagne les working mums à concilier
la carrière de leur rêve
et leur vie de famille avec sérénité et sans culpabilité.
Je vous aide à franchir les obstacles qui vous bloquent avec bienveillance.

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